dimanche 27 mars 2016

Bilan 2015 - Mon expérience en studio d'animation 3D à Tokyo

Salut tout le monde! 久しぶり!

Delphine, Inès, Irène, Koenji Awa Dori Matsuri 2015

Enfin de bonnes nouvelles! J'ai attendu que cette année des difficultés, nommée 2015, se finisse pour pouvoir souffler et faire le bilan sur mon Working Holiday qui s'est transformé en visa travail de 3 ans au Japon!!


↑ Récap en image de mon aventure au Japon ! ↑

Le Visa travail

Après avoir été embauchée chez Toneplus, on m'a donc proposé de changer mon visa vacances travail en visa "travail". En général, la procédure se fait par l'employeur, mais il est possible de le faire soi-même. Après avoir lutté avec l'immigration pour leur expliquer que mon diplôme était bien un master même si le mot "master" n'y était pas écrit, j'ai reçu non pas 1 an (qui est censé être le maximum après le Working Holiday) mais 3 ans de visa travail au Japon! (Il faut croire qu'ils ont besoin de CG artiste!).

L'apprentissage éclair en animation

L'une des raisons qui m'a poussée à m'exporter au Japon un peu après l'école, c'était surtout de poursuivre mon apprentissage au pays des acharnés du travail et aussi l'un des meilleurs pays en Animation. Après vérification, je dois dire que ce n'est pas toujours vrai (il y a aussi le cliché du fonctionnaire faignant ici), il y a aussi des gens qui font semblant de travailler et finissent à 10h, mais dans le domaine du cinéma d'animation, la rumeur s'avère vraie!
- Les quotas sont très élevés: minimum 200 frames par jour pour de la série 3D de bonne qualité (et en ce moment on fait plutôt du 250 à 300 frames par jour...)
- Les heures de travail: au minimum 45h, mais autant se l'avouer, c'est assez difficile de finir tout juste à l'heure parce que c'est mal vu de finir en premier, mais aussi parce que quelquefois les projets t'obligent à finir à 23h ~ 0h... (en ce moment, le projet me permet de finir à 19h30 20h donc c'est cool)
- La rigueur: ici on exige toujours un haut niveau, même si le budget et le temps ne le permettent pas toujours. Mais l'avantage, c'est qu'au Japon, en général, on forme toujours une personne avant lui donner les "vrais" quotas, ce qui permet de travailler sur divers projets peu importe l'expérience et les connaissances, et par conséquent, apprendre de nouvelles techniques en un temps record.

Les conditions de travail

Je pensais me retrouver dans une usine à broyer du noir et en fait pas du tout! J'ai été agréablement surprise par les conditions de travail au Japon. On connait tous cette image du Japonais qui passe le boulot avant la famille, et n'avoir que comme amis que ses collègues de travail. Mais il y a de bons côtés en fait (lorsqu'on est jeune et qu'on est un acharné du travail).
Tout est fait pour se sentir chez soi et être le plus confortable possible.

- Le "Japanese style" qu'on connait tous qui consiste à retirer ses chaussures avant de rentrer dans une maison s'applique aussi à la plupart des entreprises. Donc en gros dans mon studio, tout le monde se balade en chaussette ou en chausson. Même les clients ont droit à des chaussons spécial guest!
- Tout le monde a sa trousse de toilette dans les toilettes "salle de bain" de l'entreprise.
- On peut ramener un coussin et sa couverture pour être plus à l'aise sur sa chaise de travail.
- Les "Nomikai" qui signifient littéralement "réunion pour boire", généralement payée par le patron, elles consistent à boire et manger après le boulot avec ses collègues pour décompresser, et apprendre à se connaitre sans se soucier du rang.




Les projets

J'ai de la chance d'être dans un studio qui accueille divers projets 3D.
On a donc de la série TV pour le Japon et International, de la publicité, des clips, des jeux vidéos, et des longs métrages.

Lorsque je suis arrivée, j'ai travaillé sur "Kong King of the Apes" une série pour enfant Netflix qui remet au goût du jour le célèbre King Kong.
Check → Kong King of the Apes Trailer Sortie 15 Avril 2016



Ensuite, j'ai eu l'incroyable chance de travailler sur un projet dont j'ai toujours rêvé: Final Fantasy XV !!
Plus précisément, sur le Film "Kingsglaive" qui raconte l'histoire précédente du jeu. C'était la première fois que je travaillais sur un projet d'animation réaliste. J'ai énormément appris sur ce projet, l’acquisition d'un œil de faucon! lol
J'en parlerai plus en détails dans les mois à venir!

↑ Check the AMAZING trailer ↑

Et maintenant, je travaille sur une série manga en 3D, ce qui est peu commun mais tout du moins intéressant car il faut apprendre et comprendre la manière d'animer en 2D sur un animé au Japon et le reproduire en 3D. Donc un énorme travail sur la pose du personnage, et de minimiser ses mouvements.

En conclusion:

Partir à l'aventure à l'autre bout du monde sans contacts, sans réel plan, ça peut être dangereux et difficile à assumer. Mais si on ne se met pas en danger quelquefois, on ne peut avancer.
Ça a donc été très difficile de trouver un travail, de "m'intégrer" dans un pays étranger, mais j'ai réussi. Maintenant je peux rester encore 3 ans et continuer à apprendre ce que j'ai besoin d'apprendre pour mes prochaines aventures!


J'espère que mon peu d'expérience puisse déjà servir à ceux qui envisageraient de partir à l'aventure dans un autre pays, ou à ouvrir les horizons de ceux qui se sentent bloqués dans leur pays. Partir demande beaucoup de force de caractère mais peut vous ouvrir de nouvelles portes!

Continuez à suivre mes aventures et mon travail. Pour ceux qui voudraient en savoir plus sur la vie au Japon, j'ai crée une chaine Youtube où je raconte mes aventures sous forme de vlog → ZNana EO


Mon animal de l'astrologie chinoise et moi même - 2015

1 commentaire:

  1. Heureux pour toi, a besoin de courage et peut-être un peu de folie et l'entêtement à quitter la maison pour un pays étranger,. Je l'ai fait la même chose il y a 44 ans mêmes problèmes sans visa (UK n'a pas été en ECC] et les représentants du gouvernement sont les mêmes partout dans le monde, aussi je ne parlais pas la language.A la fin vous travaillez plus dur que les autres et gagne.

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